Mobilité électrique
yao ange
yao ange
| 02-09-2026
Équipe de véhicule · Équipe de véhicule
La transition de l’Europe vers la mobilité électrique s’est accélérée en juillet, les véhicules électriques à batterie gagnant des parts de marché dans les nouvelles immatriculations tandis que les infrastructures de recharge continuent de se développer. Les données préliminaires pour l’UE27 indiquent que 202 597 voitures électriques à batterie ont été immatriculées au cours du mois.
Dans les 12 pays de l’UE ayant déjà publié leurs chiffres pour juillet, les immatriculations de VE ont bondi de 41,8 % par rapport à l’année précédente. Parallèlement, le nombre de points de recharge accessibles au public dans l’UE a atteint 1 157 551, soit une hausse de 15,2 % sur un an.
Les derniers chiffres suggèrent que la mobilité électrique progresse simultanément sur deux fronts : davantage de conducteurs optent pour les VE, tandis que les infrastructures nécessaires à leur utilisation deviennent plus étendues.
Mobilité électrique

Les VE gagnent du terrain

Les voitures électriques à batterie ont représenté 26,3 % des nouvelles immatriculations de voitures particulières en juillet.
Autrement dit, plus d’une voiture neuve sur quatre immatriculée était entièrement électrique. Ce résultat confirme une tendance plus large déjà observable en Europe en 2026, où les VE passent progressivement d’une niche à forte croissance à un segment majeur du marché des véhicules neufs grand public.
Cette croissance n’est toutefois pas uniformément répartie. Certains pays connaissent une expansion rapide, tandis que d’autres avancent plus lentement, en fonction des incitations, de la disponibilité des bornes de recharge, de la fiscalité et de la confiance des consommateurs.

La France en tête de la croissance

Parmi les 12 pays de l’UE disposant de données pour juillet, la France a enregistré la plus forte hausse annuelle. Les immatriculations de VE y ont bondi de 127,1 %. L’Irlande suit avec une croissance de 96,2 %.
L’Allemagne, le Luxembourg et la Finlande ont également affiché des hausses supérieures à 50 %. L’Allemagne reste le premier marché en volume absolu, avec 78 609 immatriculations de véhicules électriques à batterie durant le mois. La France arrive ensuite avec 44 378 unités. Même le pays affichant la croissance la plus faible du groupe a enregistré un résultat positif, la Belgique présentant une hausse annuelle de 23,3 %.
Chacun des 12 marchés ayant communiqué ses données a enregistré une progression, ce qui montre que la croissance des VE s’élargit au lieu de reposer sur un ou deux pays seulement.

L’Allemagne reste déterminante

La position de l’Allemagne est particulièrement importante en raison de la taille de son marché automobile. Une forte croissance des VE dans ce pays a un impact considérable sur le total européen.
Un marché d’une telle ampleur qui bascule vers l’électrique influence également les constructeurs, les opérateurs de recharge et les investissements dans les infrastructures. La France prend elle aussi de l’importance pour les mêmes raisons. La combinaison d’une croissance soutenue dans deux des plus grands marchés automobiles européens donne à la transition globale bien plus de poids que la seule expansion observée dans des pays plus petits.

Le réseau de recharge continue de s’étendre

Les infrastructures de recharge publiques ont également poursuivi leur développement en juillet. L’UE compte désormais plus de 1,15 million de points de recharge accessibles au public.
Cela représente une augmentation de 15,2 % par rapport à juillet 2025. C’est essentiel, car l’adoption des voitures électriques dépend non seulement de la disponibilité des véhicules, mais aussi de la confiance des conducteurs quant aux possibilités de recharge.
Multiplier les bornes permet de réduire l’anxiété liée à l’autonomie, d’améliorer la praticabilité des longs trajets et de rendre l’usage des VE plus concret pour ceux qui ne peuvent pas recharger à domicile.
Une croissance des ventes sans développement parallèle des infrastructures finirait par créer des goulots d’étranglement ; l’expansion conjointe des deux volets est donc le signe d’un marché plus sain.

Des données encore inégales

Les chiffres de juillet sont préliminaires et tous les pays de l’UE n’ont pas communiqué leurs données pour la même période.
La Belgique, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suède ont fourni des mises à jour jusqu’en juillet inclus.
Les autres États membres de l’UE sont actuellement actualisés jusqu’en juin.
Ces données permettent donc d’identifier la direction générale, mais une comparaison complète au niveau de l’UE sera plus pertinente lorsque tous les pays auront publié leurs chiffres pour la même période. La prochaine mise à jour majeure des données est prévue pour la mi-septembre.
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Une transition toujours en marche

Les derniers chiffres révèlent un marché européen du VE qui continue de se renforcer plutôt que de stagner. Les immatriculations augmentent rapidement, les VE représentent désormais plus d’un quart des nouvelles voitures particulières et les infrastructures de recharge publiques se développent à un rythme à deux chiffres. Des écarts importants subsistent entre les pays et tous les marchés n’avancent pas à la même vitesse, mais la tendance globale reste claire.
Les données de juillet montrent que la mobilité électrique en Europe s’ancre durablement, tant sur le plan des ventes de véhicules que sur celui des infrastructures sous-jacentes. Le signal le plus fort n’est pas un record isolé, mais bien le fait que la croissance s’observe simultanément dans plusieurs grands marchés.