L’art du groupe

· Équipe de véhicule
Il y a quelque chose dans le fait de rouler avec d’autres que la conduite en solo ne peut tout simplement pas reproduire. Les kilomètres partagés, les arrêts dans des lieux inattendus, la communication non verbale d’un groupe qui se déplace harmonieusement.
Les sorties en groupe bien organisées sont véritablement l’une des meilleures offres de la moto. Les sorties en groupe mal organisées — sans plan, avec des niveaux de compétence variés et une mauvaise communication — sont un moyen sûr de gâcher la journée de tout le monde. La différence repose presque toujours sur la préparation.
Commencez par une réunion des motards
Avant que quiconque ne tourne la clé, le groupe doit se rassembler et passer en revue les bases. Cela inclut l’itinéraire, les arrêts carburant prévus, les pauses, et les signaux manuels que chacun utilisera. Désignez un pilote de tête et un pilote de queue — un à l’avant, un à l’arrière. Tous deux doivent être expérimentés et connaître leurs responsabilités respectives. Le pilote de tête impose l’allure, surveille les conditions routières et guide les décisions d’itinéraire. Le pilote de queue garde un œil sur l’ensemble du groupe, ralentit pour tout motard qui prend du retard et sait quoi faire si quelque chose tourne mal. La Motorcycle Safety Foundation recommande des groupes de cinq à sept motards comme idéal — assez grands pour être agréables, assez petits pour rester gérables.
Roulez en formation décalée, pas côte à côte
La formation décalée est la norme pour une bonne raison. Le pilote de tête occupe le tiers gauche de la voie, le motard suivant suit dans le tiers droit de la voie, à au moins une seconde derrière, et le motif continue. Cela crée une disposition en zigzag qui offre à chaque motard une visibilité sur la route et de l’espace pour manœuvrer si quelque chose apparaît soudainement. Les formations côte à côte semblent ordonnées mais éliminent totalement cet espace — si le motard à côté de vous doit faire un écart, il n’y a nulle part où aller pour l’un ou l’autre. Sur les routes sinueuses, en cas de mauvaise visibilité, ou lors de l’entrée et de la sortie des autoroutes, passez en file indienne avec une distance de sécurité d’au moins deux secondes. Plus si les conditions sont délicates.
Vérifiez vos rétroviseurs et maintenez le groupe uni
Chaque motard devrait vérifier périodiquement ses rétroviseurs pour surveiller les motards derrière. Si quelqu’un prend du retard, ralentissez progressivement plutôt que de laisser l’écart se creuser. Ne freinez pas brusquement et ne faites pas d’écarts soudains — rappelez-vous que les motards immédiatement derrière vous sont proches et observent vos mouvements. Une conduite fluide et prévisible est plus courtoise en groupe que lors d’une conduite en solo. Si le groupe est séparé par la circulation ou les feux, ne vous précipitez pas pour rattraper le retard. Le groupe doit avoir un plan pour se regrouper — un point de rendez-vous désigné au prochain arrêt, ou une procédure où chacun ralentit une fois l’obstacle passé. Griller un feu rouge pour rester avec le groupe n’est jamais la bonne décision. La sécurité personnelle prime toujours sur la formation.
Respectez les niveaux de compétence du groupe
Les motards expérimentés dans un groupe aux capacités mixtes doivent rouler au rythme du motard le moins expérimenté, et non l’inverse. Un motard qui se sent pressé de suivre une vitesse dépassant son niveau de confort constitue un danger pour lui-même et pour tous ceux qui l’entourent. Placez les motards moins expérimentés vers l’avant du groupe, juste derrière le pilote de tête, où ils peuvent être surveillés et soutenus. La satisfaction égoïste de maintenir une formation serrée ne vaut rien face au coût d’un accident évitable.